Renforcer la paix, la sécurité et le développement en Afrique de l’Ouest grâce à la coopération transfrontalière dans le domaine de l’eau

En marge de la Réunion préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau, tenue le 27 janvier 2026 à Dakar, le Centre de Gestion des Ressources en Eau de la CEDEAO (CGRE) a pris part à un Side Event stratégique consacré au thème : « Renforcer la paix, la sécurité et le développement en Afrique de l’Ouest grâce à la coopération transfrontalière dans le domaine de l’eau ».
Ce panel était organisé par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), dans le cadre de ses actions de diplomatie préventive et de promotion de la paix. 

Monsieur Alexis KOUASSI, Directeur du CGRE, est intervenu aux côtés des représentants de six grandes organisations de bassin de la région : l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS), l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG), la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) et le Secrétariat de l’Union du Fleuve Mano.

Les discussions ont permis de partager :

  • des expériences concrètes de coopération transfrontalière,

  • des exemples de planification conjointe,

  • des initiatives de partage de données hydrologiques,

  • ainsi que des mécanismes de prévention des tensions intercommunautaires liées aux ressources en eau dans un contexte marqué par les chocs climatiques, les conflits et les besoins humanitaires.

Les panélistes ont souligné que la gouvernance collaborative de l’eau constitue un levier majeur pour la stabilité régionale, la résilience climatique et le développement durable. Ils ont également identifié les défis institutionnels et financiers persistants, et ont appelé à un engagement renforcé de la CEDEAO pour harmoniser les politiques hydriques, soutenir les organisations de bassin et promouvoir une gestion plus intégrée des ressources en eau à l’échelle régionale. 

Dans son intervention, le Directeur du CGRE a rappelé l’importance de la coopération hydrique comme instrument diplomatique, fondé sur la solidarité, la prévention des crises et la construction d’un futur commun plus résilient pour les populations d’Afrique de l’Ouest.