Mission à Dakar, du 13 au 14 août 2026, pour rencontrer le Ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement du Sénégal, Président en Exercice du Comité Ministériel de Suvi de la GIRE en Afrique de l'Ouest

Dans le cadre de la préparation de la 1ère édition du FREAO, une délégation composée de M. Bai Mass TAAL, Champion de la 1ère édition du FREAO ; M. Kouakou Alexis KOUASSI, Directeur du CGRE-CEDEAO ; et M. Mahamane Dédéou TOURE, Consultant Senior au CGRE-CEDEAO, a effectué une mission à Dakar, du 13 au 14 août 2026.

La délégation a rencontré le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, Président en exercice du Comité Ministériel de Suivi de la GIRE en Afrique de l’Ouest et Président en exercice de l’AMCOW, ainsi que des représentants d’institutions régionales et d’organismes de bassins transfrontaliers basés au Sénégal.

L’objectif général de la mission était de présenter les avancées dans l’organisation du Forum et de définir les modalités d’une participation active et de haut niveau des personnalités et institutions rencontrées.

Au cours de son séjour, la délégation a successivement tenu des séances de travail avec M. Demba JALLOW, Haut-Commissaire de l’OMVG, et son équipe ; M. Balla Moussa SIDIBE, Directeur régional de l’UICN/PACO, et son équipe ; ainsi qu’avec Dr Mohamed DIATTA, Sherpa du Sénégal pour l’organisation de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau de 2026.

La délégation a également été reçue en audience, au nom du Ministre Cheikh Tidiane DIEYE, par M. Amadou Salmone FALL, Directeur de Cabinet, en présence de M. Amadou GUEYE, Conseiller Technique, et du Dr Bakary FATY, Directeur de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau du Sénégal.

 

La CEDEAO lance le Forum Régional de l'Eau de l'Afrique de l'Ouest (FREAO)

La CEDEAO lance le Forum Régional de l'Eau de l'Afrique de l'Ouest (FREAO)

Abidjan (Côte d'Ivoire), le 27 juillet 2026
Hôtel Novotel Abidjan Plateau

La Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à travers son Centre de Gestion des Ressources en Eau (CGRE), l’UEMOA, le CILSS et la République de Côte d’Ivoire, annoncent officiellement le lancement de la première édition du Forum Régional de l'Eau de l'Afrique de l'Ouest (FREAO), qui se tiendra à Abidjan, en République de Côte d'Ivoire, du 24 au 25 Septembre 2026. Initié dans le cadre du processus régional de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) qui implique tous les Etats et tous les organismes de bassins transfrontaliers de la région, le FREAO est appelé à devenir l'événement de référence sur la gouvernance de l'eau en Afrique de l'Ouest.

 

 

UN DÉFI RÉGIONAL D'AMPLEUR HISTORIQUE

L'Afrique de l'Ouest abrite à elle seule 28 bassins hydrographiques partagés, couvrant près de 71 % de sa superficie totale — un niveau d'interdépendance hydrique rare dans le monde. Tous les États ouest-africains, à l'exception du Cap-Vert, partagent au moins un cours d'eau avec un voisin. La région compte certains des fleuves les plus stratégiques du continent notamment le fleuve Niger (09 pays sur plus de 4000 km[1]), le fleuve Sénégal (4 pays), la Volta (6 pays), le lac Tchad (8 pays), le fleuve Gambie (3 pays), le fleuve Comoé (3 pays).  Cette réalité fait de la coopération dans la gestion de l'eau non seulement une nécessité, mais une opportunité stratégique pour renforcer la paix, le développement durable et la résilience climatique.

Pourtant, la région souffre d'un déficit structurel en infrastructures hydrauliques (eau potable, assainissement, irrigation, gestion des crues), d'une sous-représentation des femmes et des jeunes dans les instances de décision du secteur, et d'une coopération transfrontalière fragilisée par les évolutions géopolitiques récentes. Face à ces défis, une plateforme régionale de dialogue de haut niveau s'impose comme une réponse stratégique indispensable.

LE FREAO : UNE RÉPONSE STRUCTURANTE POUR L'AFRIQUE DE L'OUEST

Institutionnalisé comme cadre biennal d'échanges de haut niveau, le FREAO a pour vocation de rassembler tous les deux ans l'ensemble des acteurs du secteur de l'eau et de l'assainissement en Afrique de l'Ouest : décideurs politiques, institutions régionales, chercheurs, société civile, secteur privé et partenaires techniques et financiers.

Sa 1ère édition, placée sous le thème « Valorisons l'eau pour transformer l'Afrique de l'Ouest », s'articulera autour de quatre priorités thématiques majeures :

        Nexus Eau – Alimentation – Énergie – Environnement : comment faire de cette interdépendance un moteur de développement économique et de résilience climatique ;

        Financement des infrastructures hydrauliques : explorer des mécanismes innovants (partenariats public-privé, financements climatiques) pour combler le déficit d'investissements ;

        Genre, jeunesse et inclusion sociale : garantir une gouvernance de l'eau réellement inclusive, intégrant les voix des femmes, des jeunes et des communautés vulnérables ;

        Coopération régionale et hydro-diplomatie : pérenniser la coopération transfrontalière par-delà les évolutions géopolitiques, en faisant de l'eau un vecteur de paix.

 

FICHE SIGNALÉTIQUE DE L'ÉVÉNEMENT

 

Thème central : « Valorisons l'eau pour transformer l'Afrique de l'Ouest »

Date du Forum : 24 au 25 septembre 2026

Lieu : Abidjan, République de Côte d'Ivoire

Organisateur principal : CGRE-CEDEAO (chef de file du GRC)

Co-organisateurs : UEMOA, CILSS, Côte d'Ivoire

Participants attendus : 300 à 500 (décideurs, techniciens, PTF, société civile, secteur privé, médias)

Périodicité : Biennal (tous les 2 ans)

Site officiel : www.westafricawaterforum.org

 

INSCRIPTIONS ET PARTICIPATION

Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes sur le site officiel du FREAO. Le forum est ouvert à tous les acteurs concernés par la gestion des ressources en eau et de l'assainissement en Afrique de l'Ouest. Inscriptions en ligne : www.westafricawaterforum.org

UN FORUM ANCRÉ DANS LA DYNAMIQUE INTERNATIONALE

Le FREAO s'inscrit dans la continuité du 9ème Forum Mondial de l'Eau de Dakar (2022), premier du genre organisé en Afrique subsaharienne, qui a impulsé une dynamique africaine forte matérialisée par l'adoption du « Blue Deal » africain. Il s'inscrit également dans la mouvance de la proclamation par l’Union Africaine de 2026 comme « Année de l’Eau » en Afrique et sur les préparatifs de la Conférence des Nations Unies sur l'Eau de 2026, coorganisée par le Sénégal et les Émirats Arabes Unis, prévue du 8 au 10 décembre 2026 à Abu Dhabi. Le FREAO constituera un moment de consolidation des positions ouest-africaines en vue de cette échéance mondiale.



[1] https://www.ebsco.com/research-starters/geography-and-cartography/niger-river : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger et Nigeria ,Tchad

LA CEDEAO LANCE OFFICIELLEMENT LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DES POSTES D'EAU AUTONOMES (PEA) EN GAMBIE ET EN SIERRA LEONE

LA CEDEAO LANCE OFFICIELLEMENT LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DES POSTES D'EAU AUTONOMES (PEA) EN GAMBIE ET EN SIERRA LEONE

Plus de 200 stations d'eau à énergie solaire seront réalisées dans l'espace communautaire au profit de plus d'un million de personnes vulnérables

Busura (Gambie) – Ginger Hall, banlieue de Freetown  (Sierra Leone), le 14 juillet 2026 – En l'espace de cinq jours, la Commission de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à travers son Centre de Gestion des Ressources en Eau (CGRE), a procédé au lancement officiel des travaux de construction des Postes d'Eau Autonomes (PEA) à énergie solaire dans deux États membres : le vendredi 10 juillet 2026 à Busura, à une cinquantaine de kilomètres de Banjul, en République de Gambie, puis le mardi 14 juillet 2026 à Ginger Hall, banlieue de Freetown, en République de Sierra Leone. Ces cérémonies s'inscrivent dans le cadre du Projet Spécial « Amélioration de l'accès à l'eau potable au profit des populations vulnérables des États membres de la CEDEAO ». En Sierra Leone, le lancement fait suite à la remise officielle des sites aux entreprises, intervenue le 16 juin 2026.

Les cérémonies de lancement se sont déroulées en présence de hautes autorités de la CEDEAO et des gouvernements des deux pays bénéficiaires. En Gambie, la cérémonie a été honorée par la présence de Son Excellence Dr Omar Alieu TOURAY, Président de la Commission de la CEDEAO, du Commissaire aux Services Internes et du Ministre de la Pêche, des Ressources en Eau et des Relations avec l’Assemblée nationale. En Sierra Leone, le Président de la Commission était représenté par son Directeur de Cabinet aux côtés du Sécrétaire Permanent du Ministère des Ressources en Eau et de l'Assainissement de la Sierra Leone. Les Représentants Résidents et les Chefs des Bureaux Nationaux de la CEDEAO, le Directeur du CGRE, les autorités locales ainsi que les communautés bénéficiaires ont également participé aux différentes cérémonies.

Temps forts de ces journées, les interventions du Président de la Commission de la CEDEAO et des Ministres en charge des ressources en eau des deux pays, la pose de la première pierre à Busura et à Ginger Hall, banlieue de Freetown ont marqué le démarrage effectif des travaux, suivis de la remise officielle des sites aux entreprises chargées de leur exécution.

Un projet régional face à un défi majeur

Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, l'accès à une eau potable sûre demeure un défi majeur dans les zones rurales de l'espace CEDEAO, où plusieurs dizaines de millions de personnes restent encore privées de services d'eau potable de qualité. Pour répondre à ce défi, le Projet Spécial « Eau », mis en œuvre depuis juillet 2024, prévoit la construction de Postes d'Eau Autonomes alimentés à l'énergie solaire dans l'ensemble des États membres.

Ces deux lancements successifs illustrent la montée en puissance du projet. La Sierra Leone fait partie de la première phase, en cours d'exécution dans six pays (Côte d'Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Nigéria et Sierra Leone), où au moins quinze (15) localités dans chaque états membres, réparties dans l'ensemble des régions du pays, bénéficieront des ouvrages. Le lancement de Busura ouvre quant à lui la deuxième phase du projet, qui couvre le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana et le Togo. La troisième phase est en préparation avec les états membres concernés que sont le Benin et le Sénégal.

À terme, plus de 200 Postes d'Eau Autonomes à énergie solaire seront construits, au bénéfice de plus d'un million d'habitants, avec une forte implication des femmes dans la gestion des ouvrages réalisés. Le projet contribuera notamment à mettre fin à la corvée d'eau pour les femmes et les jeunes filles, à réduire les maladies hydriques, à favoriser la scolarisation des jeunes filles et à stimuler les activités génératrices de revenus en milieu rural.

Une appropriation communautaire au cœur de la démarche

Au-delà du démarrage effectif des travaux, ces cérémonies visaient à informer et sensibiliser les communautés locales sur les enjeux du projet, à présenter ses composantes et résultats attendus, et à favoriser son appropriation par les bénéficiaires. Elles traduisent l'engagement de la CEDEAO à apporter des réponses concrètes et durables aux besoins essentiels des populations, conformément à sa vision d'une « CEDEAO des peuples ».

Le Centre de Gestion des Ressources en Eau (CGRE) est l'agence spécialisée de la Commission de la CEDEAO chargée de la promotion de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) dans l'espace communautaire. Il assure la maîtrise d'œuvre du Projet Spécial « Eau », financé sur fond propre par la CEDEAO.

La CEDEAO encourage ses partenaires techniques et financiers à l’accompagner dans la mise en œuvre de ce projet à fort impact socio-économique dans les communautés vulnérables de l’Afrique de l’Ouest.

 

Lancement officiel des travaux et remise des sites du Projet Spécial Eau de la CEDEAO à Bauchi (Nigéria)

Lancement officiel des travaux et remise des sites du Projet Spécial Eau de la CEDEAO à Bauchi (Nigéria)

Bauchi, Nigéria – Juin 2026

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers son Centre de Gestion des Ressources en Eau (CGRE), a procédé au lancement officiel des travaux et à la remise des sites du Projet Spécial d’amélioration de l’accès à l’eau potable au profit des populations vulnérables des États membres de la CEDEAO, dans l’État de Bauchi, en République Fédérale du Nigéria.

Cette mission, organisée du 1er au 7 juin 2026, marque le démarrage effectif sur le terrain d’une initiative régionale ambitieuse mise en œuvre depuis juillet 2024 visant à renforcer l’accès durable à l’eau potable grâce à la construction de Postes d’Eau Autonomes (PEA) alimentés à l’énergie solaire dans les États membres de la CEDEAO. À terme, ce programme permettra la réalisation de plus de 200 infrastructures au bénéfice de plus d’un million de personnes, avec une attention particulière accordée à l’implication des femmes dans la gestion des ouvrages.

La cérémonie officielle de lancement s’est tenue le 4 juin 2026 à Darazo, en présence du Commissaire aux Services Internes (CIS) de la CEDEAO, des représentants du Ministère Fédéral de l’Hydraulique du Nigéria, de l’agence RUWASSA, des autorités administratives et locales, des leaders traditionnels, des entreprises attributaires ainsi que des communautés bénéficiaires.

Au cours de son intervention, la délégation de la CEDEAO a rappelé que ce projet constitue une réponse concrète aux besoins des populations vulnérables et un engagement fort en faveur du développement humain, de la résilience communautaire et de la coopération régionale.

À la suite du lancement officiel, la mission a procédé à la remise effective de huit (08) sites et à la pose symbolique de la première pierre, ouvrant ainsi la voie au démarrage des travaux. Dans plusieurs localités confrontées à un déficit important d’accès à l’eau, ces actions ont suscité une forte mobilisation populaire et des manifestations de satisfaction des communautés locales.

Le CGRE réaffirme son engagement à poursuivre la mise en œuvre du Projet Spécial Eau dans les autres États concernés afin de contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie des populations ouest-africaines. Les prochaines étapes prévoient notamment la poursuite des remises de sites et l’organisation de nouveaux lancements dans d’autres zones du projet.

Ensemble pour un meilleur accès à l’eau potable en Afrique de l’Ouest.

  

Gestion des eaux transfrontalières : la Côte d’Ivoire lance l’élaboration de son Plan national de mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur l’eau.

Gestion des eaux transfrontalières : la Côte d’Ivoire lance l’élaboration de son Plan national de mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur l’eau.

Abidjan, juin 2026

Dans le cadre du renforcement de la gouvernance des ressources en eau et de la mise en œuvre de ses engagements internationaux, la République de Côte d’Ivoire a officiellement lancé le processus d’élaboration de sa stratégie et de son Plan national de mise en œuvre de la Convention de 1992 sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux.

Cette initiative fait suite à l’adhésion du pays à ladite Convention le 10 juillet 2024 et marque une étape importante vers l’opérationnalisation des engagements nationaux en faveur d’une gestion durable et concertée des ressources hydriques.

L’atelier de lancement, organisé sous l’égide du Ministère des Eaux et Forêts, se tient à Cocody les 2 et 3 juin 2026 et vise à identifier les priorités nationales, définir une feuille de route et engager l’élaboration de la stratégie ainsi que du plan de mise en œuvre.

À l’ouverture des travaux, la Directrice de Cabinet du Ministère des Eaux et Forêts a souligné que cette démarche s’inscrit dans la vision de l’État ivoirien de faire de l’eau un levier de paix, de sécurité, de résilience climatique et de développement durable, en cohérence avec l’Agenda 2030 et les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Elle a rappelé que la gestion concertée des ressources hydriques transfrontalières constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour garantir la sécurité hydrique, alimentaire et environnementale des populations.

Pour sa part, le Directeur général des Ressources en eau a indiqué que la Convention de 1992 offre un cadre juridique permettant aux États de renforcer leur coopération autour des ressources hydriques partagées. Il a également souligné que la Côte d’Ivoire partage plusieurs bassins versants avec les pays voisins, nécessitant une approche coordonnée face aux défis liés notamment à la pollution, à la dégradation de la qualité de l’eau et aux effets du changement climatique.

Le processus bénéficie de l’appui de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers le Secrétariat de la Convention, et devra aboutir à l’élaboration d’un Plan d’action national assorti de fiches projets et de mesures juridiques, institutionnelles, économiques et opérationnelles.

À travers cette démarche, la Côte d’Ivoire réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance intégrée, durable et coopérative des ressources en eau au bénéfice des générations présentes et futures.