Gestion des eaux transfrontalières : la Côte d’Ivoire lance l’élaboration de son Plan national de mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur l’eau.
Abidjan, juin 2026
Dans le cadre du renforcement de la gouvernance des ressources en eau et de la mise en œuvre de ses engagements internationaux, la République de Côte d’Ivoire a officiellement lancé le processus d’élaboration de sa stratégie et de son Plan national de mise en œuvre de la Convention de 1992 sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux.
Cette initiative fait suite à l’adhésion du pays à ladite Convention le 10 juillet 2024 et marque une étape importante vers l’opérationnalisation des engagements nationaux en faveur d’une gestion durable et concertée des ressources hydriques.
L’atelier de lancement, organisé sous l’égide du Ministère des Eaux et Forêts, se tient à Cocody les 2 et 3 juin 2026 et vise à identifier les priorités nationales, définir une feuille de route et engager l’élaboration de la stratégie ainsi que du plan de mise en œuvre.
À l’ouverture des travaux, la Directrice de Cabinet du Ministère des Eaux et Forêts a souligné que cette démarche s’inscrit dans la vision de l’État ivoirien de faire de l’eau un levier de paix, de sécurité, de résilience climatique et de développement durable, en cohérence avec l’Agenda 2030 et les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Elle a rappelé que la gestion concertée des ressources hydriques transfrontalières constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour garantir la sécurité hydrique, alimentaire et environnementale des populations.
Pour sa part, le Directeur général des Ressources en eau a indiqué que la Convention de 1992 offre un cadre juridique permettant aux États de renforcer leur coopération autour des ressources hydriques partagées. Il a également souligné que la Côte d’Ivoire partage plusieurs bassins versants avec les pays voisins, nécessitant une approche coordonnée face aux défis liés notamment à la pollution, à la dégradation de la qualité de l’eau et aux effets du changement climatique.
Le processus bénéficie de l’appui de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers le Secrétariat de la Convention, et devra aboutir à l’élaboration d’un Plan d’action national assorti de fiches projets et de mesures juridiques, institutionnelles, économiques et opérationnelles.
À travers cette démarche, la Côte d’Ivoire réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance intégrée, durable et coopérative des ressources en eau au bénéfice des générations présentes et futures.