Relocalisation du CGRE à Conakry : mission de suivi et échanges avec le Premier Ministre de Guinée

Dans le cadre de la décision prise par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO en juin 2025 relative à la relocalisation du Centre de Gestion des Ressources en Eau (CGRE) à Conakry, une mission officielle a été conduite en République de Guinée afin d’assurer le suivi des travaux d’aménagement du nouveau siège.

Une audience de haut niveau pour faire le point

Au cours de son séjour, la délégation a été reçue par le Premier Ministre de la République de Guinée. Cette rencontre a permis d’évaluer l’état d’avancement général du processus et d’examiner les mesures à mettre en œuvre pour accélérer la relocalisation effective du Centre.

Les discussions ont également porté sur le chronogramme prévisionnel du transfert effectif des activités et sur les dispositions pratiques à finaliser pour garantir une installation harmonieuse dans les délais impartis.

Les autorités guinéennes ont réaffirmé leur engagement à accompagner activement la CEDEAO afin d’assurer une mise en service opérationnelle du CGRE dans les meilleurs délais.

Une mission composée d’experts institutionnels et techniques

La mission était composée de :

  • Le Représentant Résident de la CEDEAO en Guinée ;

  • Le Directeur de l’Administration et des Services Généraux de la CEDEAO, en qualité de Chef de mission ;

  • Le Directeur par intérim des Technologies de l’Information ;

  • Le Directeur du CGRE ;

  • Les équipes techniques de l’Administration et des Services Généraux.

Cette mission multidisciplinaire traduit l’importance stratégique de cette relocalisation, tant sur les plans organisationnel que technologique.

Un rapport pour accélérer l’opérationnalisation

À l’issue de la mission, un rapport détaillé sera transmis aux autorités guinéennes, mettant en exergue les actions prioritaires à traiter en urgence afin de permettre l’opérationnalisation complète du nouveau siège du CGRE à Conakry avant la fin du premier trimestre 2026.

La relocalisation du CGRE constitue une étape majeure dans le renforcement institutionnel de la gouvernance régionale des ressources en eau en Afrique de l’Ouest, conformément aux orientations stratégiques des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO.

 

Signature de partenariat avec l'Association Africaine de l'Eau et de l'Assainissement (AAEA) ce lundi 09 fevrier 2026 à yaoundé à l'occasion du 23ème congrès de l'AAEA.

Signature de partenariat avec l'Association Africaine de l'Eau et de l'Assainissement (AAEA) ce lundi 09 fevrier 2026 à yaoundé à l'occasion du 23ème congrès de l'AAEA.

 

« L’eau est un instrument de coopération et de stabilité en Afrique de l’Ouest », Alexis Kouassi

À l'occasion d’un panel consacré à la coopération hydrique transfrontalière et à son rôle dans la sécurité et le développement régional, Monsieur Alexis Kouassi, Directeur du Centre de Gestion des Ressources en Eau de la CEDEAO, a souligné l’importance stratégique de l’eau comme levier diplomatique et facteur essentiel de cohésion en Afrique de l’Ouest.

Organisée par l’UNOWAS en marge de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau, cette session a permis d’examiner les liens étroits entre gestion concertée de l’eau, prévention des tensions communautaires et intégration régionale. Les échanges ont été facilités par Tanya Merceron, Conseillère climat et sécurité.

Selon M. Kouassi, l’Afrique de l’Ouest représente un espace unique de coopération hydrique, regroupant près du quart des cours d’eau transfrontaliers d’Afrique. Au fil des années, la région s’est dotée d’un écosystème institutionnel solide, favorisant une gestion coordonnée et durable des ressources partagées.

Le panel a réuni les principales organisations de bassin de la sous-région, notamment l’OMVS, l’ABN, l’ABV, l’OMVG, la CBLT et l’Union du Fleuve Mano, illustrant la diversité des modèles de gouvernance existants. Chacune d’elles a partagé ses acquis, innovations et défis, mettant en lumière la nécessité de renforcer la coopération inter-États.

M. Kouassi a rappelé que chaque pays de la sous-région partage au moins un bassin fluvial avec un autre État, ce qui rend indispensable l’adoption de mécanismes collectifs pour prévenir les risques de tensions, renforcer la résilience et soutenir le développement durable.

En s’appuyant sur les cadres internationaux tels que la Convention des Nations Unies sur l’Eau de 1992, les pays d’Afrique de l’Ouest, appuyés par la CEDEAO, ont progressivement structuré des organismes dédiés à la gestion transfrontalière. Cette dynamique contribue aujourd’hui à la stabilité régionale et à l’harmonisation des politiques hydriques.

Ce panel s’inscrit dans les travaux préparatoires à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau. En parallèle, la CEDEAO se prépare à organiser le Forum régional de l’eau pour l’Afrique de l’Ouest, du 21 au 26 septembre 2026 à Abidjan, en collaboration avec l’UEMOA et le CILSS.
Ce Forum permettra à la région de développer un plaidoyer commun avant la Conférence mondiale de décembre 2026 à Abu Dhabi.

Les réflexions porteront notamment sur la diplomatie de l’eau, la sécurité hydrique, la prévention des conflits et la contribution de l’eau à la transformation économique et sociale.
Le thème du Forum – « L’eau pour transformer l’Afrique de l’Ouest » – traduit cette ambition collective de faire de la ressource hydrique un pilier de croissance et de stabilité.

Renforcer la paix, la sécurité et le développement en Afrique de l’Ouest grâce à la coopération transfrontalière dans le domaine de l’eau

En marge de la Réunion préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau, tenue le 27 janvier 2026 à Dakar, le Centre de Gestion des Ressources en Eau de la CEDEAO (CGRE) a pris part à un Side Event stratégique consacré au thème : « Renforcer la paix, la sécurité et le développement en Afrique de l’Ouest grâce à la coopération transfrontalière dans le domaine de l’eau ».
Ce panel était organisé par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), dans le cadre de ses actions de diplomatie préventive et de promotion de la paix. 

Monsieur Alexis KOUASSI, Directeur du CGRE, est intervenu aux côtés des représentants de six grandes organisations de bassin de la région : l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS), l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG), la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) et le Secrétariat de l’Union du Fleuve Mano.

Les discussions ont permis de partager :

  • des expériences concrètes de coopération transfrontalière,

  • des exemples de planification conjointe,

  • des initiatives de partage de données hydrologiques,

  • ainsi que des mécanismes de prévention des tensions intercommunautaires liées aux ressources en eau dans un contexte marqué par les chocs climatiques, les conflits et les besoins humanitaires.

Les panélistes ont souligné que la gouvernance collaborative de l’eau constitue un levier majeur pour la stabilité régionale, la résilience climatique et le développement durable. Ils ont également identifié les défis institutionnels et financiers persistants, et ont appelé à un engagement renforcé de la CEDEAO pour harmoniser les politiques hydriques, soutenir les organisations de bassin et promouvoir une gestion plus intégrée des ressources en eau à l’échelle régionale. 

Dans son intervention, le Directeur du CGRE a rappelé l’importance de la coopération hydrique comme instrument diplomatique, fondé sur la solidarité, la prévention des crises et la construction d’un futur commun plus résilient pour les populations d’Afrique de l’Ouest.

Échanges stratégiques entre le CGRE de la CEDEAO et l’AECID sur de futurs axes de collaboration

L’Agence spécialisée de la CEDEAO pour la Gestion des Ressources en Eau (CGRE) et l’Agence Espagnole de Coopération Internationale et de Développement (AECID) ont tenu une séance d’échanges ciblée sur les axes potentiels de collaboration entre les deux institutions.

En marge de la Réunion de Haut Niveau de Dakar, préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau de décembre 2026, le CGRE a présenté un aperçu de ses programmes en cours de mise en œuvre, inscrits dans son Plan stratégique 2025-2030, pour lesquels un appui de l’AECID serait particulièrement pertinent. Ces domaines incluent :

  • l’opérationnalisation de l’Observatoire Régional de l’Eau pour renforcer la gouvernance sectorielle ;

  • l’appui technique aux États membres pour la mise en œuvre effective de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) ;

  • le développement du Nexus Eau–Énergie–Alimentation–Écosystèmes, notamment à travers le projet d’alimentation en eau potable et d’assainissement destiné aux populations vulnérables de la région, qui se matérialise par la réalisation d’infrastructures essentielles.

Ces échanges visent à jeter les bases d’un partenariat renforcé au service d’une gestion durable et intégrée de la ressource en eau en Afrique de l’Ouest.